MOOC Il était une fois la littérature jeunesse…

Quelle immense joie à la réception de cette attestation de suivi « avec succès » du MOOC  « Il était une fois la littérature jeunesse »,

pour le parcours PRO,

reçue par l‘Université de Liège le 14 juillet 2017 !

J’ai démarré cette formation en ligne et gratuite (principe d’un MOOC qui signifie « Massive Open Online Course » que l’on peut traduire par « cours en ligne ouvert et massif ») le 6 mars 2017 et je l’ai achevée le 16 mai 2017 par l’envoi final de mon journal de bord, un tapuscrit d’une centaine de pages.

J’ai opté pour le parcours ouvert aux professionnels du livre et je peux vous assurer que cette formation a été pour moi un pur « bonheur » ! Comme vous le savez, je suis une passionnée et ce fut passionnant ! Je ne compte plus les heures passées à travailler, afin de visionner toutes les vidéos, lire tous les textes, réaliser toutes les tâches demandées,… Je remercie vivement tous les formateurs de l’université de Liège : Vincianne d’Anna, Valérie Centi, Bjorn-Olav Dozo et Daniel Delbrassine qui ont proposé des cours d’une très grande qualité et d’une immense richesse ! J’ai beaucoup appris…

J’avais envie de vous faire partager mes réflexions tout au long de ce MOOC en reprenant certains extraits de mon journal de bord :

♦ Voici mes motivations en démarrant le parcours :

– Inscription à ce MOOC pour mon plaisir personnel : j’ai toujours été passionnée de littérature en général et particulièrement de littérature jeunesse. Mes trois enfants sont également contaminés par le virus de la lecture !

Éducatrice spécialisée de formation, j’ai travaillé plusieurs années dans le secteur de la Protection de l’Enfance et j’ai toujours beaucoup utilisé les livres comme support à la relation, à la communication et à la discussion.

Auteure- illustratrice de livres destinés aux enfants (et à leurs parents ou éducateurs), je souhaite m’enrichir dans ce domaine bien spécifique, afin de continuer de me former, de me spécialiser, de développer mes compétences, de me professionnaliser… Je tiens à préciser que cette formation est une aubaine pour moi, car je précise que j’ai tenté l’aventure de l’auto-édition. En deux ans et demi, bientôt dix milles exemplaires vendus uniquement en ligne grâce au bouche à oreille…

 ♦ Mes attentes :

– Découvrir ou redécouvrir les richesses de l’univers passionnant de la littérature jeunesse.

– Bénéficier d’un éclairage historique et juridique.

– D’un point de vue pratique, avoir des outils « techniques », afin de mieux analyser, comprendre et « décoder » une œuvre de littérature jeunesse, me familiariser avec un vocabulaire spécifique à ce domaine (jusqu’à présent, « l’intuition » était mon guide…).

– Profiter de l’éclairage de nombreux professionnels de la Littérature Jeunesse, tous acteurs dans le parcours du livre et apprendre à m’orienter dans le paysage éditorial afin de mieux cibler mes envois de manuscrits.

– Découvrir les livres numériques et ses différents supports ainsi que les fictions hors du livre.

♦ Questions essentielles et essais de réponses personnelles :

Qu’est-ce que la Littérature Jeunesse ?

Des livres avec des images, des illustrations, des textes, des histoires, des mots, des sons, des rencontres, des sentiments, des émotions, des valeurs, de l’humour, des scènes de la vie quotidienne, des aventures, des énigmes, du suspens, des découvertes…

Un âge ?

Dès l’âge de six mois, mes enfants ont tenu un livre dans leur main tous les jours ! La découverte de l’objet-livre et de ses richesses se fait très tôt selon moi ! Le plaisir de lire (par les images dans un premier temps, puis avec le texte) se suscite, se provoque, se propose, se partage, se communique, se transmet… C’est une invitation ! Mes trois loulous sont contaminés par le virus de la lecture, comme leurs parents !

Et cette « contamination » peut durer ensuite très longtemps… toute une vie ! Et c’est bien parti !

♦  À quoi sert la Littérature Jeunesse ?

Susciter, développer le goût de la lecture, du plaisir de lire. Enrichir et développer son imaginaire.

C’est une ouverture sur soi, les autres et le monde en général. Développer sa sensibilité, sa capacité à se mettre à la place de l’autre : développer l’empathie, la compassion, la tolérance, le non-jugement, la compréhension, ce qui fait que nous sommes humain et que nous appartenons tous à la même famille dans le respect des différences de chacun…

Réfléchir à des sujets importants qui fondent notre existence, afin de développer le sens de l’analyse, l’esprit critique, ses propres valeurs.

C’est pour toutes ces raisons que j’écris…

Ma démarche d’écriture est très particulière et engagée, car mes livres sont pensés comme des outils pour ouvrir la discussion entre les enfants et les parents. Ce sont des supports pour favoriser des échanges libres et constructifs, pour faciliter la communication dans certaines situations ou sur certains sujets plus délicats.

On le sait, être parent est une aventure fabuleuse et parfois difficile. Chaque enfant est unique, chaque parent aussi… L’éducation est un tâtonnement, un réel apprentissage… Donc pas de recette miracle dans mes petits livres, pas de mode d’emploi standardisé, pas de leçon de morale, pas de jugement de valeur. Uniquement un partage d’expériences, des propositions de postures éducatives, des pistes de réflexion sur notre rôle de parent ou d’éducateur, sur les fondements d’une éducation bienveillante, empathique, respectueuse, source d’épanouissement et porteuse de valeurs humanistes pour nos enfants, les futurs citoyens de demain…

♦ Peut-on tout dire aux enfants ? Aux jeunes ?

Tout dépend de la maturité de l’enfant, de son âge, de son intérêt, de sa disponibilité psychique aussi.

Selon moi, nous pouvons aborder tous les sujets avec les enfants ou les jeunes, en adaptant le vocabulaire, afin de le rendre accessible et ensuite des messages peuvent être transmis à travers une histoire, des rencontres, l’humour également, l’imaginaire, de beaux sentiments et des valeurs…

Mon roman « Un garçon à la tête en l’air » (http://isabelle-le-tarnec.fr/un-garcon-a-la-tete-en-lair/) est un court récit, rempli d‘humour et de beaux sentiments, destinés aux enfants âgés de 7 à 12 ans, pour évoquer des sujets importants, tels que la maltraitance et surtout la bienveillance, la communication, l’écoute, la tolérance et le respect…

Une des histoires, que j’ai écrite pour parler de la mort avec les enfants, « Maman, Yoyo ne bouge plus » (http://isabelle-le-tarnec.fr/la-mort/) pour les 6-10 ans,  encore le goût des larmes de mon fils, pleurant son poisson défunt. Je le revois, habillé de son immense chagrin, confronté pour la première fois de sa vie, à la mort… Des mots simples, la reconnaissance du monde intérieur de l’enfant, l’accueil et le respect des émotions de l’enfant, une réassurance sur les liens d’affection qui perdurent grâce aux souvenirs… La mort d’un animal comme une première approche de la mort d’un proche…

L’important est que le jeune lecteur soit respecté et protégé dans ses lectures.

À ce niveau-là, l’adulte a un rôle très important de médiateur, de tiers et de contrôle.

♦ Qu’apprécient les enfants, les jeunes dans la Littérature Jeunesse ?

Tous leurs sens sont en éveil ! Sans oublier la curiosité, le plaisir de découvrir, de se laisser surprendre, ou encore de se sentir rassuré par une histoire connue.

La lecture, c’est le livre, mais c’est aussi le contexte de la lecture : Lire, c’est un moment de complicité entre un enfant et l’adulte qui lit. C’est dans cet esprit que j’ai écrit : « Papa, c’est l’heure de l’histoire ! » (http://isabelle-le-tarnec.fr/lamour-parental/) pour les 2-6 ans. « Tous les soirs, nous avons proposé ce petit rituel du livre à nos trois enfants, dès qu’ils furent âgés d’environ six mois ! Au-delà du plaisir de la lecture, nous avons toujours privilégié cet instant unique de complicité… Cet instant de calme et d’apaisement pour tous, durant lequel nous sommes serrés l’un contre l’autre dans cette « proximité des corps », à la découverte d’une nouvelle histoire ou à la relecture rassurante du livre préféré du moment… »

Alors la magie de l’amour opère, favorisant cette « proximité des cœurs… »

Avec des enfants plus grands, la littérature jeunesse est un support de discussion très intéressant et très riche pour aborder des sujets importants, voire sensibles… en préservant toujours le plaisir de lire !

Un de mes thèmes de prédilection : le respect, abordé très fréquemment dans mes contes éducatifs :

« Il était une fois Zoufroute, le hérisson qui faisait des prouts ! » ( http://isabelle-le-tarnec.fr/zoufroute-2/): un de mes titres qui remporte un grand succès auprès des petits et des grands !

« Il était une fois Hippolybre, le cheval qui voulait être libre… » (http://isabelle-le-tarnec.fr/lautisme/) : J’ai souhaité évoquer, avec pudeur, cette si belle richesse des différences et les troubles autistiques

♦ Le cadre légal de la littérature jeunesse : 

Ce rappel est fondamental surtout dans le cas de l’autoédition de plus en plus répandue et c’est mon cas personnel : Importance de l’auto-censure de l’auteur, de bien connaître le développement psycho-affectif et social de l’enfant et de l’adolescent, puis contrôle des prescripteurs avant que le livre arrive dans les mains du jeune grâce au double lectorat.

La loi française n° 49-956 du 16 juillet 1949 sur les publications destinées à la jeunesse vise toutes les publications « qui, par leur caractère, leur présentation ou leur objet, apparaissent comme principalement destinées aux enfants et aux adolescents » Article 1

« Les publications visées à l’article 1 ne doivent comporter aucune illustration, aucun récit, aucune chronique, aucune rubrique, aucune insertion présentant sous un jour favorable le banditisme, le mensonge, le vol, la paresse, la lâcheté, la haine, la débauche, ou tous actes qualifiés crimes ou délits ou de nature à démoraliser l’enfance ou la jeunesse, ou à inspirer ou entretenir des préjugés ethniques. Elles ne doivent comporter aucune publicité ou annonce pour des publications de nature à démoraliser l’enfance ou la jeunesse. » Article 2

Une « Commission de surveillance et de contrôle » est installée par l’article 3 de la loi.

♦ Particularités de la littérature jeunesse : « double lectorat », « double lecture » :

J’ai bien conscience de ce double lectorat, et c’est pour cette raison que pour mes contes éducatifs, la quatrième de couverture s’adresse précisément au médiateur, à l’adulte qui va accompagner le petit lecteur dans la découverte de l’ouvrage…

Par exemple, pour mon livre « Il était une fois, Zoufroute, le hérisson qui faisait des prouts ! »(http://isabelle-le-tarnec.fr/zoufroute-2/), voici la quatrième de couverture :

« Des livres pour réfléchir avec nos enfants sur le sens de la vie… »

Il était une fois le respect…

Ce conte invite les parents à s’interroger avec leurs enfants sur cette précieuse valeur, en faisant la connaissance d’un hérisson fripon aux drôles de manières !

Une rencontre très particulière va-t-elle amener cet animal plein de piquants, à adoucir certains de ses comportements et ainsi à devenir plus… aimable ? » 

Autre exemple : « Il était une fois Militou, la petite tortue qui avait peur de tout… » (http://isabelle-le-tarnec.fr/les-peurs/) :

« Des livres pour réfléchir avec nos enfants sur le sens de la vie.

Il était une fois des peurs…

Il était une fois une présence rassurante…

Ce conte invite les parents à s’interroger avec leurs enfants sur toutes ces peurs, petites ou grandes, qui nous empêchent d’avancer sur le chemin de la vie et qui nous paralysent parfois…

Notre rôle de parent n’est-il pas de permettre à nos enfants d’apprivoiser certaines peurs ?

Allons à la rencontre d’une petite tortue orpheline qui, grâce à une belle amitié, comprendra mieux le monde dans lequel elle vit… »

Nathalie Prince souligne combien la mission de l’auteur qui s’adresse à l’enfance est délicate: il doit, je cite, « se mettre à la portée de la compétence imaginaire de l’enfant par la médiation de la compétence lectorale de l’adulte. »

Essentiel ! Pour l’auteur, tâche complexe et ardue, mais si passionnante !

♦ Un cas célèbre de censure : la traduction française de « Fifi Brindacier »:

Je ne connaissais pas ce cas de censure et je n’ai qu’une envie : faire connaissance de Fifi Brindacier en compagnie de mes jumeaux de 10 ans pour recueillir également leur avis et leur ressenti ! Temps de lecture commune tous les soirs depuis 9 ans et demi !!!! J’aime les lectures qui font réfléchir… Par exemple, étant enfant, j’avais adoré la lecture des ouvrages de la Comtesse de Ségur, dont « Les malheurs de Sophie » qui narraient les bêtises successives  d’une petite fille bien intrépide ! Lorsque j’ai redécouvert ce texte avec mes jumeaux, au fur et à mesure de la lecture, nous avons partagé notre étonnement ou notre sidération par rapport aux actes de maltraitance vécus par Sophie. Je reprécise que je suis éducatrice spécialisée et j’ai travaillé dans le domaine de la Protection de l’Enfance durant plusieurs années. Mon mari travaille toujours dans ce secteur, auprès d’enfants placés et qui ont subi des actes de maltraitances diverses… C’est un sujet dont on parle assez souvent à la maison. Ainsi, mes trois enfants (qui n’ont jamais reçu de fessées de leur vie) ne comprenaient pas les agissements de la belle-mère de Sophie ! Cette lecture de l’ouvrage de la Comtesse de Ségur a été la source d’une riche discussion et leur a permis de développer leur esprit critique et d’analyse, afin de ne pas banaliser ces violences éducatives ordinaires vécues par Sophie…

♦ Distinction entre l’album et le conte :

Dans le conte, le texte est autonome, auto-suffisant et pré-existant à toute image. Les images viennent ensuite comme un supplément.

Dans l’album, texte et image naissent de la même main ou d’une collaboration, à quelques exceptions près.

En effet, pour mes contes éducatifs, je pourrais ôter mes illustrations et laisser uniquement le texte qui se suffit à lui-même en quelque sorte … Les illustrations sont « un plus » apporté à l’histoire pour la compréhension du jeune lecteur.

♦ Liens évidents entre pièce de théâtre et album :

Ce lien entre théâtre et album me séduit totalement en tant qu’auteure, car je l’imagine comme cela dans mon esprit, lorsque je « construis » une histoire et ses mises en scène… Je joue beaucoup avec les sons pour insister sur la musicalité des mots, du texte et mettre en valeur l’oralité de l’ouvrage…

♦ Le texte, parent pauvre de l’album ? L’album se caractérise donc par l’importance de l’image. Mais qu’en est-il du texte ?

Certains de mes livres sont illustrés par Claire Touzery en raison d’un projet d’écriture spécifique, mais si je me suis mise à dessiner, c’est justement pour avoir cette cohérence texte/image dont j’avais nécessairement besoin… Quand j’écris une histoire, je la « vois » en images dans mon esprit… Et j’aime la raconter aussi par le dessin…

♦ Attention particulière au rythme et aux sonorités, avec même des assonances ou des rimes :

J’utilise de nombreuses rimes dans mes contes, je joue avec les mots pour créer une musicalité dans le texte.

Extrait de « Il était une fois une abeille qui passait son temps à travailler » (http://isabelle-le-tarnec.fr/le-travail-une-precieuse-valeur/)

« Jolie abeille, tu as choisi une vie de labeur

et c’est ton bonheur !

Pour ma part, ce n’est pas un hasard

si je suis un lézard !

J’aime travailler,

mais je n’en fais pas ma priorité !

J’ai des passions,

qui me procurent beaucoup de satisfactions…

Jouer avec les mots,

c’est ce qu’il y a de plus beau !

La poésie,

c’est ma vie !

Tu l’auras bien compris ! »

Dans une interview donnée pour la revue Hors cadres, Henri Meunier ajoute : « Dans les albums, les mots sont certes des unités de sens, mais ce sont avant tout des sons. Sur des textes courts, on devrait tous avoir cette exigence : faire sens, mais aussi faire son. »

 Faire sens, mais aussi faire son ! Voilà ! C’est tout à fait ça ! Et c’est pour cela que j’aime autant écrire !

♦ Une autre question centrale dans l’album est celle du zoomorphisme des personnages :

Dans mes contes éducatifs, afin d’aborder des thèmes importants, j’ai utilisé le zoomorphisme afin de préserver mon jeune lecteur…

♦ Mes albums coup de cœur :

J’adore les albums destinés aux enfants ! Mes loulous en possèdent un grand nombre…

Juste des références bibliographiques « en vrac » très appréciées à la maison : Claude Ponti (le bébé bonbon ! Blaise et le château d’Anne-Hiversaire !…), Michel Gay (Biboundé, Zou et la provision de bisous…), Geoffroy De Pennart (Igor et les trois petits cochons, Le loup, la chèvre et les 7 chevreaux...), Mario Ramos (C’est moi le plus fort ! Le plus malin…), Frédéric Stehr (Nuit blanche, L’infirmière du Docteur Souris…), Philippe Corentin (Papa ! L’ogre, le loup, la petite fille et le gâteau, Mademoiselle Sauve-qui-peut…), Christian Jolibois (et ses petites poules !), Grégoire Solotareff (Mimi l’oreille), Olga Lecaye (Léo Corbeau et Gaspard Renard, Kouma le Terrible, La petite souris…), Pierre Bertrand (Attention à Cornebidouille !), Orianne Lallemand (et son loup attachant !), Tony Ross (La soupe au caillou...), Anthony Browne (et ses poupées-tracas magiques dans Billy se bile…), David McKee (le créateur d’Elmer, l’éléphant multicolore…), Marcus Pfister (et les aventures de son poisson Arc-en-Ciel…), Eric Carle (L’araignée qui ne perd pas son temps, La chenille qui fait des trous…), Kazuo Iwamura (Le train des souris, La famille souris se couche…), Carl Norac (Les mots doux, l’île aux câlins), Nadja, Alan Mets (Crotte de nez…), Werner Holzwarth (De la petite taupe qui voulait savoir qui lui avait fait sur la tête…, Leo Lionni (Six corbeaux…), Chris Wormell (Petit ours mal peigné et les 6 souris blanches…), Sam McBratney (Devine combien je t’aime…), Anna Llenas ( La couleur des émotions…), Hervé Tullet, Roald Dahl…

Références Bibliographiques

Le roman pour la jeunesse apparaît donc bien comme un objet « éducatif », tant à l’école qu’en dehors. Pour conserver son statut littéraire, il se doit cependant à une certaine discrétion quant à cette intention « éducative ».

Est-ce valable pour les albums destinés aux enfants ? Faut-il que je « cache » mes intentions éducatives, clairement énoncées dans mes quatrièmes de couverture ?

J’ai sollicité quelques « grandes » maisons d’édition qui soulignent la qualité de mon écriture ainsi que l’intérêt de mes projets. Cependant, je ne corresponds pas à leur lignée éditoriale…

De « véritables » échanges avec une éditrice des Éditions Marabout ont été éclairants et constructifs : je suis à mi-chemin entre le livre jeunesse (album avec illustrations plein page) et l’essai d’un professionnel (je suis reconnue comme éducatrice spécialisée) qui propose des conseils à visée éducative… Pour résumer, je ne rentre pas dans les « cases »… Soit j’opte pour le livre jeunesse ou pour l’essai, si je souhaite trouver une maison d’édition…

Difficile pour moi de me résigner à abandonner ma «signature », car « justement » si mes livres se vendent bien (en deux ans et demi, bientôt dix milles exemplaires vendus uniquement en ligne grâce au bouche à oreille), c’est grâce à cette « originalité » et cette « intention éducative »…

Pour terminer, en tant qu’auteure jeunesse,

  • permettre la compréhension de son lecteur,
  • que celui-ci se sente protégé, préservé, respecté, reconnu dans ce qu’il est, un sujet en devenir, en pleine construction…
  • Et susciter, provoquer toujours le plaisir de lire !

Bon voyage au Pays des mots et des émotions !

Pour consulter la liste de tous mes livres édités ce jour :

Les Livres

 

A bientôt et portez-vous bien !

Isabelle Le Tarnec

 

 

 

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