Continuer d’aimer…

Je remercie vivement Marcus Hönig, auteur du roman « Continuer d’aimer » qui m’a offert la lecture de son nouveau livre. J’ai été séduite par sa plume qui dévoile une belle sensibilité.

Un roman qui se déroule pour sa plus grande partie dans un foyer pour personnes handicapées et en tant qu’éducatrice spécialisée de formation, je ne pouvais qu’être intéressée par le sujet, surtout que ce récit porte en lui un champ plus universel que le seul handicap comme précise Marcus Hönig.
Voici la quatrième de couverture : « Chaque matin se recomposait la ligne de force du foyer, cathédrale vivante aux rythmes bigarrés. Du salon parvenaient les habituelles insultes et menaces. Vicky restait calme. Calme et belle dans ce tumulte cacophonique, dans cette forêt d’âmes, dans ce bouquet de vies. »

Les personnages de ce roman « Continuer d’aimer » sont très attachants, à la fois vulnérables dans la mise en lumière de leurs faiblesses, de leurs excès, de leurs souffrances et admirables, dans cette force de vie incroyable qui les animent.

J’aime ces récits qui touchent…

J’aime ces portraits tranchés, en noir et blanc, mais aussi tissés avec les fils colorés de la vie…

J’aime ces romans où l’auteur amène son lecteur à comprendre les raisons pour lesquelles tel personnage est devenu celui qu’il est…

J’aime ces récits qui nous amènent à réfléchir sur le sens de la vie, sur les capacités de chacun à rebondir face aux événements et face aux épreuves. Des sujets graves sont évoqués comme les troubles alimentaires, le handicap, la dépendance, la perte d’un enfant, les secrets de famille, le cancer…

J’aime les histoires de vie où les sentiments et les émotions se mélangent, se côtoient, se confrontent, s’animent, pour prendre vie…

Voici quelques extraits qui m’ont particulièrement touchée :

« Elle garda le silence comme on garde un trésor. Trente ans de silence et l’espoir de pouvoir enfin dire un mot. » p 159

« Chacun avait ses soucis, ses qualités, ses espoirs, sauf elle. Elle vivait de la vie des autres. » p 215

« Annie respirait difficilement sous son cachot. Elle avait perdu la clé d’elle-même, elle ne pouvait, seule, se sauver et sentir à nouveau l’air du jour et le clair de lune sur sa belle peau. Elle vivait pourtant, mais si loin. Cent kilos de grossesse l’étranglaient et la tenaient fermement à la surface de la vie. » p 221

« Il avait raison, la bonne stratégie était de faire le deuil de ce que nous ne sommes pas. » p 233

« Quelle vie tranquille elle aurait pu avoir, entourée de gens normaux ! Mais les gens normaux, cela n’existait pas et elle n’avait pas besoin de l’avis éclairé de Judith pour le savoir. » p 249

« Il ne restait qu’elle sur la terre, à souffler sur les braises d’un espoir perdu, d’une famille brisée, de caractères criards, de vies déglinguées. » p 251

Je comprends parfaitement que cet ouvrage reçoit un bon accueil, y compris du milieu spécialisé (parents de personnes touchées, critiques littéraires, média spécialisé handicap.fr…)

Voici le lien pour en savoir davantage : http://marcushonig.com/index.php/continuer-d-aimer

Je vous remercie Marcus pour ce cadeau livresque ! Et merci également de votre intérêt pour le milieu de l’éducation spécialisée…

Vous qui me lisez, n’hésitez pas à découvrir ce roman…

Je finirai avec ces mots de Jean-Paul Sartre : « L’important n’est pas ce qu’on fait de nous, mais ce que nous faisons nous-même de ce qu’on a fait de nous. »

Portez-vous bien !

Isabelle Le Tarnec

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