Et si nous prenions le temps de jouer avec nos enfants ?

Cœur et ses supers parents

Article de présentation

 J’ai la joie de vous présenter mon vingt-neuvième ouvrage édité, le quatrième titre mettant en scène mon petit personnage « Cœur » !

Voici « Cœur et ses supers parents » :

Après « Cœur et les émotions », « Cœur et les peurs »,

« Cœur et le bonheur »,

Avant toute chose, je tiens à vous remercier très sincèrement de l’accueil chaleureux que vous réservez à mes livres. Comme vous le savez, je ne suis qu’une auteure « auto-éditée » et j’ai effectué dix mille ventes en deux ans et demi, uniquement en ligne !

« Cœur » est devenu le personnage fétiche de nombreux enfants et c’est sa simplicité qui séduit autant.

Pour cette petite collection, ma démarche d’écriture est celle-ci :

♦ Du côté des enfants, les accompagner :

– à apprivoiser et à comprendre le monde coloré des émotions.

– à prendre conscience des petits moments de bonheur simple de l’existence et à les savourer !

 

♦ Du côté des adultes, les aider :

– à accueillir et à respecter les émotions de l’enfant,

– à accompagner l’enfant dans ses propres émotions, afin que celui-ci se repère peu à peu dans cet univers émotionnel,

– à aller à la rencontre de l’enfant dans son monde, le monde de l’enfant.

J’ai pensé mes livres comme des outils, mis à la disposition des parents, grands-parents ou éducateurs, pour aborder des sujets importants avec les enfants.

L’adulte est présent pour aider l’enfant à bien grandir, à s’épanouir, en lui donnant des racines et des ailes…

Et jouer avec l’enfant permet de remplir certains de ses besoins fondamentaux !

En jouant avec lui :

– nous lui offrons de l’attention, une présence rassurante, contenante et sécurisante,

– nous lui disons des mots d’amour et nous lui remplissons son réservoir affectif,

– nous créons une intimité, une complicité, une proximité,

– nous partageons un moment de plaisir,

– nous le respectons dans son monde, celui de l’enfant,

– nous utilisons l’humour pour désamorcer des tensions,

– nous lui permettons d’explorer le monde et d’inverser les rôles,

– nous consolidons notre relation de confiance,

– nous renforçons nos liens d’attachement…

Pourquoi ce projet d’écriture ?

♥ Parce que j’ai toujours beaucoup joué, enfant, toute seule, avec mes amis(ies), avec mon frère…

Et avec ma mère ! Et je garde des souvenirs inoubliables de ces instants privilégiés où le temps s’arrêtait, les rôles se confondaient, s’échangeaient, évoluaient… Dans ce monde imaginaire, je prenais un plaisir fou à préparer une jolie table avec ma dînette préférée, ma « voisine-mère » m’honorant de sa visite pour boire le thé et manger quelques petits gâteaux ! Nous discutions d’égale à égale et ce sentiment de pouvoir me remplissait d’une joie intense, échangeant toutes les deux sur la santé et la scolarité de nos enfants respectifs !

Et je vous avoue qu’aujourd’hui, je ressens un grand bonheur dans mon cœur, lorsque je suis invitée à manger au restaurant « chez » ma fille de cinq ans !

L’entendre jouer également avec sa grand-mère à la maîtresse (vous aurez bien compris que sa mamie est l’élève bien évidemment !) est source d’une grande joie…

♥ Parce qu’en tant qu’adulte, j’ai continué de jouer dans mon travail, en tant qu’éducatrice spécialisée, auprès d’enfants en difficultés éducatives et familiales !

Incontestablement, le jeu est un support privilégié à la relation éducative, affective !

Dans l’exercice de mon travail d’éducatrice spécialisée, j’ai énormément joué avec les enfants que j’accompagnais pour « rentrer en relation », afin que la confiance s’instaure peu à peu. Je leur signifiais que je les respectais dans leur place et que je rentrais avec grand plaisir dans leur monde à eux, le monde de l’enfant.

Je précise que j’ai exercé de nombreuses années dans le domaine de la Protection de l’Enfance et fréquemment, j’avais la fonction de médiatiser des visites parents-enfants, sous l’injonction du Juge des Enfants par une Ordonnance de Placement. Durant ces moments, la communication avec des mots entre les parents et leur enfant était loin d’être évidente, comme vous pouvez l’imaginer, compte tenu des problématiques familiales complexes (situation de carences éducatives graves, de maltraitances diverses…) J’ai ainsi très souvent utilisé le jeu comme support éducatif, afin de les aider à rentrer en relation et à enrichir leurs liens…

Quelle grande satisfaction de voir s’opérer au fil des séances « la magie du jeu » :

un échange de sourires, une complicité, un moment de partage, des rires, le respect des règles pour tout le monde, le jeu étant à la hauteur de l’enfant et de l’adulte, tous sur un pied d’égalité et de respect…

♥ Parce que je joue beaucoup dans mon autre « métier » de… maman avec mes trois loulous ! Je peux vous assurer que je prends soin de mon enfant intérieur, demeuré bien vivant !

Pour la conception de ce projet d’écriture, je me suis inspirée de mon quotidien pour imaginer les mises en scène de Cœur et ses parents ! Eh oui ! Avec mon mari, nous sommes plutôt très « joueurs » et nous utilisons beaucoup l’humour !

Par exemple, pour cette illustration, je vous assure que c’est du vécu !

La petite anecdote : mon fils venait juste de faire un tir un peu trop fort, le ballon a failli atterrir chez la voisine. Je lui ai donc conseillé de tirer un peu moins fort… Ce fut ensuite mon tour de tirer et ce fut à ce moment-là que j’ai envoyé le ballon chez la voisine !

 

Une chose qui nous paraît essentiel dans le jeu et d’un point de vue général pour une qualité de l’attention, nous n’hésitons pas à nous mettre à la hauteur des enfants pour être dans une écoute attentive et bienveillante, les yeux dans les yeux, cœur contre cœur… Donner de l’attention et de la présence à un enfant, c’est se mettre à son « niveau », se montrer tout simplement disponible et prêt à rentrer dans son monde… C’est un moment magique de partage et de complicité…

J’aime beaucoup cette citation de Janusz Korczak, médecin polonais, éducateur, écrivain visionnaire, considéré comme le père spirituel de la Convention relative aux droits de l’enfant adoptée en 1989 :

Voici les références du site de l’Association Française de Janusz Korczak : http://korczak.fr/

« À la même époque que Maria Montessori et quelques décennies avant Françoise Dolto, Korczak fut l’un de ces médecins qui se passionnèrent pour l’éducation. À l’écoute des enfants, il redécouvrit ce que ceux-ci ressentent et comprennent au plus profond d’eux-mêmes : la santé ne se résume pas à l’absence de maladie, mais elle résulte d’un environnement favorable, bienveillant et attentif. Korczak milita en conséquence pour sensibiliser l’opinion publique et les décideurs politiques à cette évidence.

Il s’employa à promouvoir une éducation ambitieuse et respectueuse, mise en œuvre au quotidien par des adultes animés d’une triple volonté : protéger sans enfermer ; instruire, par le plaisir partagé de la transmission et de la découverte et non pas par la seule contrainte ; élever, et non pas dresser, c’est-à-dire se mettre à la hauteur des enfants pour mieux accompagner leur croissance. » 

Extrait du livre Le droit de l’enfant au respect, Janusz Korczak, Editions Fabert, Paris, novembre 2009. p 7, Préface de Frédéric Jésu et Bernard Defrance, Vice-présidents de la Section française de Défense des Enfants International

Un autre exemple, mes enfants me ramènent très souvent des « trésors de la nature » ! Des jolies feuilles au temps de l’automne, des glands ou des marrons, des pâquerettes au printemps, des petits cailloux à toutes les saisons… Ce sont de véritables trésors qui ont une grande importance pour eux : Ils sont en quelque sorte la preuve de leur amour, du lien qui nous unit, même lorsque nous sommes séparés… C’est déjà arrivé qu’un de mes enfants pleure, parce qu’il ne retrouvait pas son petit caillou dans sa poche… À ce moment précis, sa tristesse était bien réelle : il avait besoin que je l’écoute, que je le respecte dans ses émotions, que je le prenne tout simplement au sérieux dans ses sentiments, que je me mette justement à la « hauteur » de ses sentiments… Et si je dois me mettre à quatre pattes dans l’herbe pour l’aider à chercher son caillou, je le fais volontiers…

Prendre le temps de chercher ensemble ce trésor lui montre que je le respecte dans son monde, le monde de l’enfant et le monde coloré des émotions… Par cette attitude bienveillante, je l’aide à grandir dans ce qu’il est : un enfant, une personne à part entière, un sujet en devenir…

Cette autre citation de Janusz Korczak : « L’enfant mérite que tu respectes ses peines, même si leur cause n’est que la perte d’un caillou. » a résonné chez moi d’une force, puisque c’est tout ce que je défends en tant qu’éducatrice spécialisée et en tant que maman !

J’aime également beaucoup cet extrait du livre d’Adele Faber et Elaine Mazlish « Parents épanouis, enfants épanouis. Votre guide pour une famille plus heureuse », Éditions du Phare, Paris, 2014, p 41. Ces éducatrices livrent leur cheminement et insistent sur l’importance de considérer l’enfant comme une personne. Ses sentiments sont bien réels :

« Au départ, Haim Ginott avait comme but de nous faire comprendre qu’il est important d’accepter les sentiments des enfants. C’est de multiples façons qu’il réaffirmait ses convictions.

« Tous les sentiments sont permis ; on peut limiter les gestes.

– On ne doit pas nier les perceptions d’un enfant.

– C’est seulement quand un enfant se sent bien qu’il peut bien penser.

– C’est seulement quand un enfant se sent bien qu’il peut bien agir. »

Je n’étais même pas certaine de comprendre complètement ces idées. Est-ce vraiment si important d’accepter les sentiments des enfants ? Et si c’est le cas, quel est le rapport entre le fait de les accepter et le désir d’élever des enfants forts et pleinement humains ? » 

Je voulais rajouter que mes enfants ont la chance d’avoir un papa très attentionné, qui travaille beaucoup certes, mais qui sait être bien présent lorsqu’il n’est pas au travail ! Comme moi, il est de formation éducateur spécialisé et il travaille toujours au sein de la Protection de l’Enfance, auprès d’enfants placés. Il apprécie également beaucoup jouer avec les enfants !

Quant à la répartition des tâches ménagères ou de la vie quotidienne, vous pourrez constater dans mes petites scénettes que nous luttons contre les stéréotypes du genre homme/femme ! Eh oui ! Mon mari vide aussi le lave-vaisselle, plie le linge, coiffe aussi nos loulous…

Je suis aussi capable en tant que femme, de taper dans un ballon ou piquer un sprint ! Non mais des fois !!!!

Enfin, il me paraît essentiel d’ajouter que pour un enfant, le jeu est un travail, ce n’est pas qu’un loisir, un passe-temps ! Grâce au jeu, il apprend et il communique à sa manière ! Le jeu est véritable apprentissage ! L’enfant tente de comprendre et de s’approprier son environnement…

Lorsque mes enfants partent à l’école, je leur dis très souvent, avant de les quitter: « Jouez bien et travaillez bien ! », car pour moi, ces deux activités ont autant d’importance dans le développement global de l’enfant et son épanouissement…

Ainsi, ce titre « Cœur et ses supers parents » est un album-liste destiné aux enfants de 2 à 6 ans, mais comme je le précise pour chaque édition, tout dépend de la maturité, de l’intérêt de l’enfant.

Pour celles et ceux que cela intéresse, j’ai déjà écrit un livre pour des enfants âgés de 6 à 10 ans sur ce thème du jeu. Les illustrations ont été réalisées par mon amie Claire Touzery. Deux histoires dans ce recueil, sur le jeu et sur les émotions…

Voici ma quatrième de couverture :

 « Âgée de quarante ans, je n’ai jamais cessé de jouer !

Exercer un métier auprès d’enfants permet cela ! Être parent, aussi !

Prenons le temps de jouer avec nos enfants afin d’enrichir nos interactions…

Prêtons-nous au jeu et retrouvons alors notre âme d’enfant afin de ne pas nous prendre au sérieux !

Durant ces moments de grande complicité, admirons l’étincelle qui brille dans les yeux de nos chers bambins !

N’est-ce pas la plus belle motivation pour se libérer un peu de temps chaque semaine afin de jouer avec eux ? Quelques instants suffisent… »

 

D’un point de vue théorique, si j’avais à vous conseiller un seul livre sur ce thème du jeu, très accessible et très abordable au niveau prix, ce serait celui de Lawrence Cohen, « Qui veut jouer avec moi ? Jouer pour mieux communiquer avec nos enfants », Éditions Marabout, 2013.

Sa lecture a résonné chez moi d’une telle force… tout me parlait ! J’avais eu la même sensation à la lecture du livre : « Parler pour que les enfants écoutent, écouter pour que les enfants parlent » de A. Faber et E. Mazlish.

Voici un extrait qui résume bien l’intérêt fondamental du jeu et cette nécessité de se rendre disponible pour son enfant ou d’énoncer clairement à d’autres moments cette « indisponibilité » en différant un temps de jeu :

«  Par le jeu, les enfants expriment ce qu’ils ont besoin de dire, mais ne se sentent pas capables de parler. C’est notre rôle de les écouter. Voilà pourquoi il est bon d’aller à la rencontre des enfants jusque dans leur monde, en suivant leur rythme. Au lieu de se plaindre : « J’ai passé une sale journée à l’école ; ça t’ennuierait que je t’en parle ? », ils demandent : « Tu veux bien jouer avec moi ? » Pour peu que nous acceptions, ils rejoueront à leur manière ce qui leur est arrivé. Il se peut aussi qu’ils ne disent rien ; c’est alors à nous de prendre l’initiative. En jouant avec eux, nous les aidons à gagner en sécurité intérieure et à se sentir aimés – or c’est précisément ce dont ils ont besoin pour affronter eux-mêmes leurs problèmes. S’ils imaginent que nous les enverrons promener, ils ne nous proposeront même pas de nous mêler à leurs jeux. Ils vaqueront à leurs occupations, comme nous aux nôtres, et nous perdrons ainsi de belles occasions de rapprochement. »  Lawrence Cohen, « Qui veut jouer avec moi ? Jouer pour mieux communiquer avec nos enfants », Éditions Marabout, 2013, p34.

Ce sont pour ces raisons que j’ai souhaité terminer cet ouvrage de cette façon-là :

 Enfin, cet auteur parle de « parentage ludique » et je m’y retrouve totalement :

« Le parentage ludique commence par la volonté d’établir un contact avec l’enfant(…) et un désir de remplir l’enfant d’un amour infini, d’encouragements et d’enthousiasme. Un peu de détente, de décontraction – physique et mentale- seront les bienvenues. La plupart d’entre nous, adultes, sommes plutôt raides au moment de nous asseoir sur le sol pour jouer. Comme le rire est la monnaie d’échange des enfants, nous avons tout intérêt à nous dérider. Quand les liens se distendent – ce qui se produit sans arrêt – le jeu reste la ressource la plus efficace pour les resserrer. À nous de nous tenir prêt. » p 38

Enfin, continuons de rire et jouer avec nos loulous, c’est très bon pour leur santé ! C’est aujourd’hui « scientifiquement » prouvé par les neurosciences affectives !

Voici un extrait du formidable livre de Catherine GUEGUEN, Pour une enfance heureuse. Repenser l’éducation à la lumière des dernières découvertes sur le cerveau. Éditions Robert Laffont, Paris, 2014. p259

Je vous souhaite ainsi de partager de nombreux moments de bonheur simple en jouant et riant avec vos enfants… 

Un grand merci pour votre intérêt et votre confiance…

Les mots-clés : enfants, parents, jeu, émotions, communication, complicité, proximité des corps et des cœurs, attention, présence, monde de l’enfant, simplicité, pleine conscience du moment présent, bonheur, joie, richesse de la relation, sécurité affective, parentalité positive, parentage ludique, humour, liens affectifs, outils, éducation, bienveillance, sentiments, valeurs, famille, intelligence du cœur, respect.

Bonne lecture !

 

À bientôt

Isabelle Le Tarnec

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